Le SAMU social d’Oran sera bientôt opérationnel, a annoncé mercredi dernier le directeur de l’action sociale (DAS) de la wilaya. Cette structure, installée dans les locaux de l’ex-pouponnière, nécessite quelques petits travaux avant qu’elle ne soit opérationnelle, a-t-il précisé.
En tant que relais, le SAMU social se veut une solution concrète aux problèmes de prise en charge de cas sociaux et de la protection de l’enfant, a-t-il indiqué. En attendant son ouverture, une équipe de l’action sociale de la wilaya d’Oran a entamé ce mercredi, dans le cadre de la lutte contre la mendicité, des opérations de ramassage des sans domicile fixe (SDF), particulièrement les femmes qui mendient avec enfants et bébés, a-t-il signalé. « Nous avons identifié entre six à sept cas de femmes qui font la manche avec bébé, parfois même avec une poupée. Cette forme de mendicité s’est transformée en une organisation, le plus souvent soumise à une hiérarchie implacable », a-t-il laissé entendre.
Selon le même responsable, cette opération de ramassage a été initiée dans un but de protéger l’enfant et sa mère contre le vagabondage. Elle offre aussi une protection au père, en terme de prise en charge, dans le cas où ce dernier s’avère un cas social.
Il a souligné à ce sujet que les femmes seront prises en charge dans le cadre de la protection de la famille, à l’exemple de certaines qui ont pu être insérées et qui ont pu bénéficier d’une allocation forfaitaire de solidarité, qui leur ouvre droit à la sécurité sociale en plus d’une aide pécuniaire de 3.000 Da de l’Etat.
Dans le cas d’une famille sans ressource, le chef de famille pourra trouver une solution dans le cadre des différents dispositifs d’insertion, après enquête sociale du bureau d’aide sociale de la commune, a-t-il encore expliqué.
« Oran en tant que métropole attire inexorablement des enfants en danger moral qui pensent trouver leur salut avant qu’ils ne tombent dans la petite délinquance », a-t-il fait remarquer.
Dans ce contexte, plusieurs opérations ont été entamées avec les organes judiciaires et de sécurité pour le placement des jeunes dans des centres spécialisés de rééducation après les opérations de ramassage, a-t-il dit.
(Source APS)